Faut vivre !

Diana Filippova & Nicolas Delesalle

Russe, quel mot terrible !

Russe : un mot qui charrie son lot de fantômes, de mythes, de tourments. Qu’y a-t-il à sauver de la Russie ? Que faire du mystère des origines, entre fierté, désenchantement, honte et renoncement.

Dans De l’inconvénient d’être russe, récit d’émancipation, Diana Filippova dresse un portrait sans concession de la Russie contemporaine, et, comme en miroir, de la France et d’elle-même.
Naître dans l’illusion de la grandeur et porter la chute dans son corps, se révolter contre ses origines et s’y cogner sans cesse, chercher refuge en politique et le trouver dans l’écriture : Diana Filippova se met en quête d’une Russie qui n’a jamais existé, si ce n’est dans les romans et les terres d’exil.
C’est l’histoire d’une femme russe qui, depuis sa plus tendre enfance, a décidé de ne plus l’être. C’est l’histoire d’une écrivaine française qui renoue avec les merveilles et les vices d’un héritage vivant dans les livres comme dans sa vie.

Avec Valse russe, Nicolas Delesalle nous offre un texte aussi percutant qu’envoutant, une valse à trois temps, pour approcher le mystère des origines.
Derrière la fenêtre de son compartiment, un Français d’origine russe regarde les forêts d’Ukraine défiler. Autour de son cou, une croix orthodoxe que lui a offerte sa mère. Dans un pays mis à feu et à sang par les fils de ses ancêtres, c’est sa mère russe qu’il porte contre sa poitrine. C’était déjà sa mère, et professeure de russe, qui l’accompagnait lors de son premier voyage scolaire à Kiev en pleine guerre froide. Ou, en tant qu’interprète, pour son premier reportage dans la Russie des années 2000. Aurait-il pu l’imaginer alors interrogée par le KGB à dix-sept ans à Sébastopol ? À quelques centaines de kilomètres de ce train qui l’emmène aujourd’hui vers Kiev, un vieil Ukrainien marche sur un lac gelé. Lui aussi porte une croix orthodoxe autour du cou. Ils ne se connaissent pas encore, mais bientôt ils vont partager un secret. Une quête littéraire, intime et universelle. Un regard unique.

Rencontre avec Diana Filippova, De l’inconvénient d’être russe (Albin Michel), et Nicolas Delesalle, Valse russe (JC Lattès), animée par Pascal Coquis.

Quand et où ?

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